

OXO Madrid : notre visite au musée du jeu vidéo avec un enfant de 8 ans
À deux pas de Callao, au milieu des touristes, du bruit et des écrans publicitaires, OXO Museo del Videojuego propose une parenthèse assez étonnante. On pousse la porte et, très vite, on se retrouve dans un autre monde : des sons de bornes d’arcade, des manettes, des consoles, des jeux rétro et beaucoup de lumières.
Nous l’avons visité un mercredi soir avec mon fils de 8 ans. Pac-Man, Astérix et Obélix, Street Fighter, simulateurs de voiture, de moto et de luge, LEGO Star Wars sur grand écran, expérience immersive avec siège mobile : nous avons testé beaucoup de choses en deux heures.
C’est une sortie que je recommande franchement à partir de 7-8 ans. Pas seulement pour les enfants qui jouent déjà beaucoup, mais aussi pour ceux qui sont curieux. Il faut simplement savoir que l’expérience est intense : beaucoup d’écrans, de bruit et de sollicitations. Même après deux heures, nous sommes sortis avec la tête bien remplie.
L’avis d’unpapamadrid.com : OXO est l’une des meilleures sorties en famille à Madrid pour partager vraiment une activité entre parent et enfant, à condition de ne pas y aller trop jeune et de prévoir une pause d’écran ensuite.
Sommaire
OXO Madrid, un musée où l’on joue vraiment
OXO Museo del Videojuego se trouve au calle Postigo de San Martín, 8, à quelques mètres de la plaza de Callao. Le musée présente environ 70 ans d’histoire du jeu vidéo, des premières consoles aux expériences plus récentes.


Mais le mot « musée » ne raconte pas tout. Ici, on ne se contente pas de regarder des objets derrière une vitre. On peut prendre les manettes, lancer une partie et passer d’une borne à l’autre.
C’est ce qui rend la sortie intéressante en famille. Les enfants découvrent les jeux d’une autre époque, tandis que les parents retrouvent des sons, des graphismes et des machines qui rappellent leur propre enfance.
Le contraste avec l’extérieur est saisissant. Callao est l’un des endroits les plus animés et bruyants de Madrid. Une fois à l’intérieur, on oublie complètement où l’on est.
Notre visite, entre rétro gaming et simulations
Nous y sommes allés un mercredi soir, profitant du tarif réduit de la journée du spectateur. Il y avait du monde, mais jamais au point de se gêner.
C’était même plutôt agréable : nous avons pu jouer à autant de jeux que nous voulions, sans attendre longtemps derrière d’autres visiteurs ni sentir qu’il fallait céder sa place immédiatement.
Le parcours est libre. On peut s’arrêter cinq minutes sur une borne, repartir, revenir plus tard et tester autre chose. C’est très différent d’un musée classique où l’on avance de salle en salle.
La contrepartie, c’est que l’on peut vite se laisser happer. Les écrans, les bruitages, les lumières et le plaisir de lancer « une dernière partie » font perdre complètement la notion du temps.
Pac-Man, Astérix et Street Fighter
Pac-Man, le jeu qui traverse les générations
Pac-Man a été l’un des premiers jeux qui a attiré mon fils. Le principe est immédiatement compréhensible : manger les pastilles, éviter les fantômes et attraper les grosses pastilles qui renversent temporairement la situation.
Créé par Toru Iwatani et sorti en 1980, Pac-Man reste très efficace quarante-cinq ans plus tard. Pas besoin de connaître les jeux vidéo pour s’y mettre, mais il faut déjà de bons réflexes pour aller loin.
C’est probablement l’un des meilleurs exemples de ce qu’OXO réussit : donner à un enfant d’aujourd’hui envie de jouer à un jeu visuellement très simple, mais toujours redoutablement addictif.


Astérix et Obélix, le jeu très cocorico
Le vrai coup de cœur de mon fils a été le jeu d’arcade Astérix et Obélix. Il est déjà fan des BD, donc retrouver Astérix, Obélix, les Romains, les baffes et cet univers sur une borne d’arcade a tout de suite fonctionné.
Le jeu, édité par Konami en 1992, se joue à deux. On choisit Astérix ou Obélix, puis on avance ensemble en envoyant valser des légionnaires romains.
C’est typiquement le genre de jeu qui fonctionne bien entre un parent et un enfant. Il n’est pas nécessaire d’être très bon, on rit vite des erreurs, et l’univers est déjà familier pour beaucoup de familles françaises.
Street Fighter, un peu à reculons, puis finalement très drôle
Je suis allé vers Street Fighter avec un peu d’appréhension. C’est un jeu de combat, donc a priori pas celui que j’aurais spontanément proposé à mon fils.
En pratique, sur cette version rétro, on est très loin de la violence graphique des jeux actuels. Les sprites, les bruitages et l’esthétique arcade replacent tout cela dans un univers presque cartoon.
Ce qui l’a surtout amusé, c’est de découvrir qu’il fallait appuyer sur beaucoup de boutons, parfois en même temps, et voir ce que cela déclenchait. Les combos imprévus, les coups complètement ratés et les essais de manette ont été plus drôles que la compétition elle-même.
Mais j’ai quand même gagné, 3 perfects. On ne se refait pas…
Mario Kart, toujours une valeur sûre
Nous avons aussi joué à Mario Kart, qui reste une valeur sûre pour relancer l’énergie après quelques bornes rétro plus exigeantes.
C’est là que le musée fonctionne particulièrement bien : il mélange des jeux dont les parents connaissent tous les codes et des univers que les enfants identifient immédiatement. On ne passe pas deux heures à expliquer pourquoi telle console est importante. On joue, puis la discussion vient naturellement après.
Tomb Raider : voir l’évolution du jeu vidéo en quelques mètres
L’une des installations les plus parlantes du musée met côte à côte un des premiers Tomb Raider et un épisode beaucoup plus récent de la saga.
Le premier Tomb Raider date de 1996. Face à un jeu moderne, l’écart saute aux yeux : Lara Croft passe d’un personnage très anguleux, composé de quelques polygones, à une aventurière beaucoup plus réaliste, dans des décors détaillés et presque cinématographiques.
Mais la différence ne concerne pas que les graphismes. Les mouvements, la caméra, les commandes et la manière d’explorer les environnements ont aussi énormément évolué. Ce qui était impressionnant à l’époque paraît aujourd’hui plus raide, plus lent et parfois moins intuitif.
C’est exactement l’intérêt d’OXO. En jouant ou simplement en comparant les deux écrans, on comprend très concrètement l’évolution technologique. Pas besoin d’un long cours sur la 3D ou la puissance des consoles : le contraste parle de lui-même.
De l’oscilloscope à Pong : quand le jeu vidéo tenait dans un trait lumineux
La rétrospective consacrée aux premiers jeux est tout aussi étonnante. On y voit plusieurs manières de jouer à Pong, depuis les premiers systèmes jusqu’aux versions arcade plus familières.
L’une des machines ressemble à un oscilloscope, un instrument qui permet notamment de visualiser des signaux électriques.
Ce type d’écran était déjà utilisé par Tennis for Two, un jeu expérimental de 1958. Il est souvent considéré comme l’un des ancêtres du jeu vidéo. Quelques années plus tard, Pong popularise le principe auprès du grand public.
Le concept est presque absurde de simplicité : deux barres, un point qui sert de balle et un score. Pourtant, Pong devient en 1972 le premier immense succès commercial du jeu vidéo.
Le plus surprenant, c’est qu’OXO ne s’arrête pas à la vitrine. Nous avons aussi joué à une version physique de Pong, face à une table. La balle semblait se déplacer grâce à un système magnétique et il fallait la renvoyer au bon moment.
Les premières minutes sont déroutantes, parce que le jeu va vite. Mais une fois le mécanisme compris, c’est très amusant. On a presque l’impression de jouer à un baby-foot futuriste imaginé dans les années 1970.


Le deuxième étage, notre espace préféré
Le deuxième étage est probablement l’endroit où nous avons passé le plus de temps. Il y a de nombreuses bornes d’arcade, mais aussi des simulateurs : voiture, moto, luge et autres jeux où l’on joue assis dans une sorte de cockpit.
C’est une bonne zone pour varier les expériences. On passe d’un vieux jeu très simple à une simulation qui bouge, avec volant, siège ou guidon. Pour un enfant, cela évite la monotonie.
L’espace LEGO Gaming, une vraie pause dans la visite
L’espace LEGO Gaming est particulièrement agréable. Il y a des briques LEGO, bien sûr, mais aussi la possibilité de jouer à LEGO Star Wars sur grand écran.
Après plus d’une heure de visite, ce qui nous a surtout plu, c’est que l’on pouvait s’y asseoir. Dans une grande partie du musée, on reste debout devant les bornes, ce qui est logique, mais finit par fatiguer.
Cette salle dispose aussi d’une grande vitre vers l’extérieur. Cela paraît anecdotique, mais après une heure vingt dans cet univers fermé, sonore et lumineux, revoir Madrid dehors était vraiment agréable.
C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte à quel point le musée nous avait coupés du monde extérieur. Cette parenthèse fait partie de son charme, mais la fenêtre et les assises tombent très bien.
L’expérience immersive et le vaisseau Star Wars
Dans une autre salle, un membre de l’équipe du musée propose une expérience immersive avec siège mobile. Il semble y avoir une dizaine, voire une quinzaine de petits films parmi lesquels choisir.
Nous avons choisi Peter Pan, et c’était vraiment très réussi. Le siège bouge, l’image enveloppe le spectateur puisqu’on peut regarder n’importe où et l’on se laisse facilement prendre au jeu. C’est court, mais c’est l’un des moments les plus spectaculaires de la visite.
Nous avons aussi testé un jeu immersif où l’on pilote un vaisseau spatial Star Wars depuis une sorte de bulle. L’expérience est très prenante, mais plus compliquée à maîtriser pour un enfant peu habitué aux jeux vidéo.
Mon fils a apprécié, même s’il ne contrôlait pas toujours très bien ce qui se passait à l’écran. Cela fait partie de l’intérêt : on ne gagne pas forcément, mais on découvre une sensation de jeu très différente des bornes rétro.
Nous ne sommes pas descendus dans l’exposition temporaire située au sous-sol. Elle semblait consacrée à un jeu récent, que je ne connaissais pas, avec un univers qui nous a paru davantage pensé pour les adultes. Nous avons donc choisi de privilégier les espaces les plus adaptés à notre visite père-fils.
Conseil : ne cherchez pas forcément à tout faire. Avec un enfant, mieux vaut sélectionner les jeux et les expériences qui correspondent à son âge, plutôt que courir d’une salle à l’autre.
OXO avec des enfants : à partir de quel âge ?
Moins de 7 ans : je ne recommande pas vraiment
Pour moi, OXO est plutôt un no-go en dessous de 7 ans, ou au moins une sortie à envisager avec beaucoup de prudence.
Il y a beaucoup d’écrans, de bruits, de lumières, de musiques et de sollicitations. Ce n’est pas un lieu calme, et les jeux demandent souvent une certaine coordination ou une capacité à comprendre rapidement une règle.
Dès 7-8 ans : un très bon âge
À partir de 7-8 ans, l’expérience devient beaucoup plus intéressante. L’enfant peut comprendre les jeux, faire ses propres choix, apprécier les défis et partager certaines parties avec son parent.
Même à 8 ans, il faut garder en tête que deux heures dans cet environnement sont intenses, surtout pour un enfant qui, comme le mien, ne joue pas énormément aux jeux vidéo à la maison.
Nous sommes sortis ravis, mais avec la sensation d’avoir eu une grosse dose d’écrans. Je prévoirais volontiers une activité calme ou une balade ensuite, plutôt qu’un autre lieu animé.
Pour qui est fait OXO ?
OXO n’est pas uniquement un musée pour enfants. Lors de notre visite, nous avons croisé des familles avec des enfants de 7-8 ans, mais aussi des couples et des groupes d’amis très geeks.
C’est justement ce mélange qui fait l’ambiance du lieu. Chacun joue à son niveau, chacun retrouve ou découvre des références différentes, et personne ne semble vraiment hors sujet.
Infos pratiques : prix, durée et accès
| Information | À savoir |
|---|---|
| Adresse | Calle Postigo de San Martín, 8, 28013 Madrid |
| Quartier | Derrière la plaza de Callao |
| Durée officielle | 2 heures d’accès au musée |
| Tarif général | 19 € |
| Tarif 5-13 ans | 12 € |
| Pack famille | 49 € pour 2 adultes et 2 enfants |
| Mercredi | 9,90 € pour la journée du spectateur |
| Moins de 5 ans | Gratuit |
| Horaires affichés | Tous les jours, de 11 h à 22 h |
Le mercredi est une très bonne option si votre emploi du temps le permet. Nous y étions en soirée au tarif réduit, et l’affluence était suffisamment raisonnable pour jouer sans frustration.
La durée officielle est de deux heures. Dans notre cas, nous sommes arrivés légèrement avant notre créneau et nous avons un peu dépassé l’heure de sortie, le temps de convaincre mon fils de partir.
L’équipe a été très cool sur ce point. Ce n’est évidemment pas une garantie ni une règle à prendre pour acquise, mais notre expérience a été souple et agréable.
Les moins de 14 ans doivent être accompagnés d’un adulte. Le musée indique que les textes sont en espagnol et en anglais, avec des audioguides disponibles dans ces deux langues.
A refaire ?
OXO Madrid n’est pas une simple exposition sur l’histoire du jeu vidéo. C’est une sortie active, bruyante, immersive, parfois fatigante, mais vraiment réussie.
Mon fils en est ressorti avec Pac-Man, Astérix et Obélix, Street Fighter, Peter Pan et LEGO Star Wars encore en tête. De mon côté, j’ai surtout aimé cette impression de partager une vraie activité avec lui, sans être simplement spectateur.
À 8 ans, c’était le bon âge. Il était assez grand pour entrer dans les jeux, assez curieux pour essayer des univers nouveaux, mais encore capable de s’émerveiller devant une borne d’arcade ou un siège qui bouge.
Si vous cherchez une sortie différente à Madrid, entre culture pop, rétro gaming et moment parent-enfant, OXO mérite clairement le détour.
Les principales questions sur le musée du gaming à Madrid
Combien de temps dure la visite d’OXO Madrid ?
L’entrée donne officiellement accès au musée pendant deux heures. C’est un bon format, mais les enfants auront souvent envie de rester davantage sur certaines bornes.
Quel âge pour visiter OXO avec un enfant ?
Je le recommande surtout à partir de 7-8 ans. Avant, les écrans, les sons et la difficulté de certains jeux peuvent être trop stimulants ou frustrants.
Peut-on vraiment jouer à OXO Museo Madrid ?
Oui. C’est le principal intérêt du musée : de nombreuses bornes et consoles sont jouables, avec du rétro gaming, des simulations et des expériences immersives.
Y a-t-il des jeux violents ?
Il existe quelques jeux de combat, comme Street Fighter. Mais le rétro gaming et les graphismes d’époque rendent l’ensemble bien moins violent que des jeux actuels réalistes.
Le mercredi est-il un bon jour pour visiter OXO ?
Oui. Nous y sommes allés le mercredi soir avec le tarif réduit de 9,90 €. Il y avait du monde, mais aucune difficulté pour accéder aux jeux.
Faut-il réserver sa visite ?
C’est conseillé, particulièrement le week-end et pendant les vacances scolaires. Cela permet de choisir son créneau et de limiter l’attente.
Y a-t-il des jeux LEGO à OXO Madrid ?
Lors de notre visite, l’espace LEGO Gaming proposait des briques LEGO et un jeu LEGO Star Wars sur grand écran. Vérifiez cependant la programmation avant de venir, car les expositions peuvent évoluer.
OXO est-il seulement destiné aux geeks ?
Non. Le musée attire des familles, des couples, des groupes d’amis et des passionnés. Il fonctionne très bien même si l’on ne connaît pas grand-chose aux jeux vidéo.




